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La Butte Bergeyre
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Située à l’ouest du parc des Buttes-Chaumont dans le 19e arrondissement de Paris, non loin de la place du Colonel-Fabien, la butte Bergeyre est une des collines de Paris, culminant à une centaine de mètres d’altitude.

Elle abrite également un espace vert, le jardin de la butte Bergeyre, comprenant un jardin partagé ainsi qu’un petit vignoble, le « clos des Chaufourniers », et forme un triangle approximatif, délimité en contrebas par l’avenue Simon-Bolivar au sud, l’avenue Mathurin-Moreau au nord et la rue Manin à l’est.

Son sommet se situe à l’intérieur de l’ovale formé par les rues Georges-Lardennois, Philippe-Hecht et Barrelet-de-Ricou sur 120 mètres de long et 60 mètres de large environ et est également parcouru par deux petites rues : la rue Rémy-de-Gourmont et la rue Edgar-Poe.

Desservie par ces voies pavées, la butte est lotie d’immeubles d’habitations. Sur le côté sud, certains reposent à la fois sur sa base et son sommet. Par contre, sur sa partie ouest, la butte offre un panorama dégagé vers le reste de Paris, en direction de Montmartre et du Sacré-Cœur.

Le site est relativement isolé : on n’y accède en voiture que par la rue Georges-Lardennois et à pied par un chemin situé au bout de la rue des Chaufourniers ainsi que par trois escaliers : le premier, à l’ouest, intitulé rue Michel-Tagrine, coupe la boucle principale de la rue Georges-Lardennois ; le deuxième relie l’extrémité sud-est de cette rue à l’avenue Simon-Bolivar en contrebas et le troisième, à l’est, relie la rue Manin à la rue Barrelet-de-Ricou. Ils sont de hauteur comparable à celle de l’escalier de la rue Michel-Tagrine.

La butte Bergeyre doit son nom au stade Bergeyre, inauguré en août 1918 et ainsi nommé en hommage à Robert Bergeyre, joueur de rugby à XV décédé à vingt ans lors de la Première Guerre mondiale. au cours des combats du 22 Aout 1914 qui s’avère par ailleurs être connu comme le jour le plus meurtrier de l’histoire de France (27 000 morts en une journée). En avril 1914, le Sporting Club de Vaugirard commence les travaux d’un stade de rugby sur les prés du centre de la butte. Interrompus par la guerre, les travaux reprennent ensuite. La première manifestation sera une rencontre internationale d’athlétisme, le meeting des champions alliés, le 18 août 1918.

Le terrain voit encore se dérouler sur sa pelouse des rencontres en 1925 mais il est vendu en avril 1926 par la famille de Gaston François-Sigrand au lotisseur immobilier Charles Pélissier. Son plan de division en 220 lots reçoit l’accord du préfet dès août 1926, assorti d’un cahier de charges relatives à la sécurisation du sous-sol. La vente des lots débute mi-1927. La meneuse de revue Joséphine Baker est en 1928 la marraine de l’inauguration des premiers logements.

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